Pourquoi ce lieu compte
Parc national des oiseaux du Djoudj
Le Djoudj est né du fleuve. Chaque année, la crue remplit un réseau de lacs, de marigots et de chenaux au cœur du delta du fleuve Sénégal, aux portes du Sahara. Pour les oiseaux qui viennent de traverser le désert, c'est la première grande étendue d'eau douce : selon l'UNESCO, le parc accueille quelque un million et demi d'oiseaux. Classé parc national en 1971, il est inscrit au patrimoine mondial depuis 1981.
Le spectacle tient à la densité. Les pélicans blancs se rassemblent par milliers ; les flamants filtrent les lagunes ; hérons pourprés, spatules, aigrettes, cormorans et anhingas occupent les berges, pendant que canards pilets, sarcelles d'été et barges venus d'Europe couvrent les plans d'eau. Les phacochères se laissent voir le long des pistes.
Pour un groupe, le Djoudj offre une journée forte et simple à organiser depuis Saint-Louis : une matinée en pirogue au milieu des oiseaux, une piste le long des lacs, un déjeuner, et le retour en ville pour la soirée. Les ornithologues confirmés y consacrent volontiers deux jours.