Pourquoi ce lieu compte
Île de Gorée
Gorée est une île d'à peine un kilomètre de long, face au Plateau de Dakar. Du XVe au XIXe siècle, Portugais, Néerlandais, Anglais et Français se la sont disputée, et elle a été l'un des hauts lieux de la traite atlantique sur la côte africaine. L'UNESCO l'a inscrite en 1978, dès la première liste du patrimoine mondial, comme rappel de l'exploitation humaine et lieu de réconciliation.
Son architecture dit ce contraste : les maisons de négociants, leurs balcons de bois et leurs cours ombragées côtoient les lieux où l'on enfermait les captifs. La Maison des Esclaves, bâtie à la fin du XVIIIe siècle, et sa « porte du voyage sans retour » sont devenues l'un des lieux de mémoire les plus visités d'Afrique ; le pape Jean-Paul II en 1992 et le président Barack Obama en 2013 s'y sont recueillis.
Pour un groupe professionnel, Gorée réunit ce que peu de lieux offrent à vingt minutes d'un quartier d'affaires : un temps de recueillement, une leçon d'histoire, et une île sans voitures où l'on se retrouve à pied, entre ruelles colorées, places ombragées et belvédère sur l'Atlantique.